Sa famille effectuant de mauvais placements financiers, Alexandra gagne dans un premier temps sa vie dans une carrière artistique qui dure près de 8 années.
Terminant cette carrière qu'elle n'aimait guère, elle se retrouve en 1900 à Tunis, où le hasard la met en relation avec Philippe Néel de saint Sauveur, né d'une famille Normande installée depuis des lustres dans le Gard.
C'est un distingué et séduisant ingénieur des chemins de fer qui la persuade de mettre fin à son célibat.
1904, elle a 36 ans lorsque la féministe convaincue accepte cette union qui la conduira, au bout de quelques mois à peine, au bord de la dépression.
Le père d'Alexandra décède peu de temps après le mariage.
Alexandra n'est pas faite pour tenir le rôle de femme au foyer. Philippe Néel comprend que le démon des voyages torture toujours sa singulière épouse. Les petites croisières à bord de son voilier baptisé « l'Hirondelle » ne lui suffisent pas, ainsi que ses quelques voyages au désert et dans toute l'afrique du nord.
LOUIS DAVID :
Monsieur Néel, Votre lettre m'a causé un profond étonnement. Jusqu'à ce jour, ma fille avait manifesté sa ferme volonté de ne jamais aliéner sa liberté et elle protestait à chaque instant contre l'état d'infériorité que la loi impose à la femme dans tous les actes de sa vie après son mariage. Aujourd'hui votre demande me ferait croire qu'elle a fortement modifié ses idées. S'il en est ainsi, monsieur, je ne vois pas de raison pour vous refuser mon consentement...