Le témoignage de Marie-Madeleine Peyronnet:
Il faut lire le témoignage de Marie-Madeleine Peyronnet pour comprendre le caractère impétueux de la vieille exploratrice et celui non moins fort de sa secrétaire qui est à l’origine de la fondation Alexandra David-Néel. Trois ans après la mort de la tibétologue, Marie-Madeleine livre les souvenirs de ses «Dix ans avec Alexandra David-Néel», dans un livre écrit avec sincérité, émotion, humour et reconnaissance.
Quand Marie-Madeleine Peyronnet entre au service de la tibétologue de quatre-vingt-onze ans, la propriété, «Samten Dzong», est livrée à l’abandon depuis 4 ans. Le jardin a pris l’allure d’une jungle, la maison est tendue de luxuriantes toiles d’araignées, les pièces sont encombrées d’objets orientaux hétéroclites et d’innombrables caisses de bagages, de malles, de sacs, de colis… Il lui faudra un moment pour s’habituer au mode de vie surprenant de l’orientaliste et surtout à son tempérament difficile. Les deux caractères sont explosifs. Aujourd’hui encore elle voue une reconnaissance sans bornes à celle qu'elle appelait «un océan d’orgueil, un Himalaya de despotisme».